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Eglise et Chapelles

L'église paroissiale

 

Le bâtiment

L’église actuelle date de 1809. Elle a fait l’objet de plusieurs restaurations.

En 1828 la duchesse de Berry gratifia la commune d’un secours pour la réparation : le clocher situé à proximité des côtes serait un point de vue utile aux navigateurs.

 

Au-dessus du porche Ouest, une pierre porte une inscription en latin faisant référence à l’altitude.

En 1904, l’église reçut trois belles cloches neuves de Villedieu–les–Poêles.

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Eglisedos

En forme de croix latine, elle s’augmente d’une tour carrée à l’ouest et d’un porche au midi. Le clocher comporte trois étages inégaux et une flèche pyramidale. Un oculus orne le 2ème étage. Le clocher même est ouvert en quatre baies cintrées.

Les pilastres d’angles et une balustrade couronnent la tour.

Le porche porte un fronton où l’on peut lire : " ici, c’est la maison de Dieu et la porte du ciel ". A l'intérieur du porche, deux bancs de pierre s'adossent aux murs et un bénitier important est encastré près du portail d'entrée.

L'intérieur de l'église

La nef est dallée de pierres. Les ailes du transept s'ouvrent par d'audacieux arcs en plein cintre, lequel prend place sur un podium circulaire. Le buste et le bras reliquaire de Saint-Thuriau contribuent à la richesse du sanctuaire. (Les reliques de ce saint furent apportées au duc de Bretagne au château d'Auray puis confiées à la paroisse de Crac'h). Du grand retable de chevet en triptyque de l'église précédente, il ne subsiste que les colonnes à chapiteau corinthien encadrant le tableau : " Descente de croix " de Jouvenet, dont l'original de 1700 se trouve au Louvre et séparant les statues de Saint-Thuriau (Turiaf) et Saint-Clair. Les retables latéraux comportent des chutes de fleurs et des guirlandes surmontées de visages d'angelots. Les tableaux ont été restaurés au cours de l'année 2000. Il s'agit au Nord de " La donation du rosaire " : le personnage de gauche aux pieds de la Vierge serait St Dominique et le chien, symbole de fidélité, porte dans la gueule le flambeau de la foi. Côté Sud, l'autre tableau "la Vierge, Ste-Anne et St-Joachim" peint par F. Baret date de 1882. D'autres statues enrichissent l'église : St Isidore, St Mathurin, N.D. de la clarté à gauche, et à droite, St Thuriau, Ste Appoline (invoquée contre le mal de dents, la tenaille évoque son martyre) et St Avertin contre les maux de tête (les "Avertin" étant sujets aux vertiges). Au fond de l'église, une vaste tribune repose sur quatre colonnes aux chapiteaux corinthiens et sa balustrade s'orne de deux anges rapportés de l'ancien autel. L'orgue provient de Sainte-Anne d'Auray.

Eglise vitrail 5 

Vitrail de l'église St-Thuriau

Autour de l'église

Chapellestyves 

Souvenir de la chapelle St-Yves

Les restes de la Chapelle Saint Yves
Dans l’ancien enclos du cimetière existait une chapelle dédiée à Saint-Yves, où l’on chantait la messe le 19 mai, fête du Saint, au lendemain de la révolution. Elle reçut une nouvelle cloche en 1867, des reliques de Saint Louis et Sainte Hélène en 1875. Elle servait alors de chapelle à la Congrégation. L’entretien y fût assuré jusqu’en 1933, mais elle n’était plus utilisée que pour le catéchisme. Les réparations y étaient trop importantes et elle  fût détruite en 1960.

Les pierres de sa démolition ont été utilisées pour l’édification du pignon situé à l’angle sud-ouest de l’enclos de l’église, et on retrouve le cintre mouluré en cavet d’une fenêtre dans l’ouverture. Entre la porte et le clocheton carré, une petite niche contient une statue en granit de Saint-Yves. A gauche  de l’ouverture un bénitier circulaire a été encastré dans la maçonnerie.

Ecologie

La voûte de la nef abrite une colonie de chauve-souris, des grand murins (30 cm d'envergure) répertoriés par la L.P.O. (Ligue de Protection des Oiseaux). C'est une espèce rare et protégée. 

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Isabelle dans le costume traditionnel breton des Années 1920, devant la porte de l'ancienne chapelle St-Yves.

L’ossuaire et la croix du cimetière

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L’ossuaire, autrefois adossé à l’église, a été transporté en 1891 dans le cimetière et disposé en appentis sur le mur du fond. Sa façade toute en longueur présente à la base un muret à corniche saillante, au dessus d’une claire-voie faite de quatre séries de balustres séparées par de courtes piles et enfin un larmier sous la toiture. Plus ample, la pile centrale porte une inscription avec l’emblème de la mort : un crâne et des tibias croisés, et elle est dominée par une petite croix.

La croix du cimetière présente l’intérêt d’avoir un soubassement en tronc de pyramide à table débordante. Il supporte un socle polygonal dans lequel s’enfonce le fût également polygonal. La partie supérieure dessine un petit panneau sculpté vers l’est du Christ en croix avec à ses côtés la Vierge et Saint Jean, et au revers du Christ en majesté, entre deux personnages dont un porte couronne. Une petite croix domine l’ensemble.

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Dans le cimetière, ossuraire et croix.

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La statue de Saint-Thuriau dans l'église

Qui est Saint-Thuriau ?

Saint-Thuriau est né en Bretagne armoricaine ; les historiens tendent à le situer au VIIème siècle. Il enseigna au monastère du Ballon (près de Redon) puis compléta sa formation au monastère de Dol. Il prit la tête de ce monastère, puis dirigea le diocèse de la partie Nord-Bretagne appelée à cette époque, Domnonée. On lui reconnaît le don des miracles.
Inhumé dans son monastère, ses reliques furent transportées à Saint-Germain des Prés à Paris et conservées jusqu’à la révolution. L’évêque de Vannes Guéthénoc (1220) obtint de l’abbaye parisienne une relique insigne de Saint-Thuriau, ce qui explique le développement de son culte dans le diocèse. Il fût honoré à la cathédrale, mais aussi dans plusieurs paroisses. Il fut choisi comme Saint-Patron à Berric, Crac'h et Plumergat. Vers 1748, l'église reçu une importante relique du Saint-Patron, relique qui a traversé la révolution  et a été placée dans le bras reliquaire que nous connaissons.