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Evènements

Voeux 2020 : Le discours

Comprendre un territoire, c’est d’abord comprendre sa démographie.

ON SAIT D'OU L'ON VIENT…
Au début du siècle dernier la population crac’hoise était de 2 049 habitants au recensement de 1911. Suite aux conséquences démographiques importantes de la Première Guerre Mondiale, avec une surmortalité et un déficit de natalité, puis l'exode rural, il faudra attendre plus de 60 ans pour retrouver le niveau de population de 1 911 (en 1975 la commune compte 2 001 habitants).
Avec l'urbanisation à l'Ouest du bourg, Lann er Marh, Cité du dolmen…, la commune voit sa population augmenter de 2,5 % l'an jusqu'en 1990 (2 762 habitants) puis de 1 % sur les décennies qui suivent (3 369 habitants en 2010).

La commune rentre alors dans une période de décroissance démographique : le taux de mortalité est supérieur au taux de natalité. Du fait de l'application de la Loi Littoral, votée en 1986, et sa jurisprudence, les espaces constructibles sont limités ; des permis sont refusés et des projets avortés. On ne peut plus construire dans les hameaux. Les terrains deviennent rares donc chers, ce qui ne permet pas aux jeunes couples de s'installer sur la commune. Les permis de construire chutent (on passe d'une moyenne de 75 permis / an (période 2000 à 2009) à 54 permis / an (période de 2010 à 2018)).
Grâce à une politique dynamique de construction de logements sociaux (Saint Jean, Le Pouléno, Le Méné, La Fontaine soit 22 logements), la population de la commune reste en légère augmentation (0,20 % / an entre 2010 et 2020), mais dans le même temps elle vieillit : sur les 2 dernières décennies, les moins de 30 ans sont passés de 34,4 % à 25,3 % de la population, quand c'était l'inverse pour les plus de 60 ans passés de 23,8 % à 37,7 %. La part de résidences secondaires augmente passant de 19,7% à 23,5% entre 2000 et 2009, mais stagne à 23,5 % jusqu'en 2016.

ET OU L'ON EST...
Au 1er janvier 2020, la population de Crac'h est de 3 431 habitants :
-    Population municipale : 3 339 ;
-    Population comptée à part : 92.
Un recensement se tient actuellement dans la commune. Vous recevrez ou avez déjà reçu les agents recenseurs.


POUR SAVOIR OU L'ON VA...
Débuté en 2008, approuvé en 2016, le Plan Local d'Urbanisme détermine le plan d'aménagement de la commune, priorisant l'urbanisation en continuité immédiate du bourg dans le but d'optimiser les équipements et limiter les déplacements motorisés. Le choix de la municipalité s'est porté sur le secteur du Bocéno à l'Est du Bourg sur une surface de 6,7 hectares dans le but de :
-    Favoriser l'accès des jeunes ménages au logement et à la propriété ;
-    Développer une offre de logements locatifs à caractère social.
Après classement du secteur du Bocéno en zone à urbaniser, la concertation a été conduite avec les propriétaires et une programmation de logements a été arrêtée.
La commune a acquis 50 % de la surface en association (type AFUL : Association Foncière Urbaine Libre) avec les propriétaires. Après l'obtention du permis d'aménager et le projet de redistribution des lots aux propriétaires, les travaux ont été réalisés et, à l'été 2019, les terrains ont été mis à la vente.
Le Bocéno, ce sont 162 logements à venir.
A terme, c'est un nouveau quartier d'environ 300 personnes qui va voir le jour à deux pas du centre-ville et près des écoles. Dans les prochaines années, la population devrait atteindre 3 700 habitants en 2025-2026.
Les infrastructures existantes permettront cet accueil des nouveaux arrivants et leur intégration dans le tissu social. Cette croissance ne se fera pas d’une façon brutale mais sera établi sur quelques années bien sûr.

La commune s'est préparée ces dernières années à recevoir ces nouveaux arrivants :
-    Agrandissement, rénovation et mise en accessibilité de la Mairie ;
-    Mise en accessibilité et modernisation des éclairages du complexe sportif l’Espace Les Chênes ;
-    Aménagement du parc de loisirs ;
-    Réunion de l’accueil de loisirs, du restaurant scolaire, de la médiathèque et de l’ADMR à l’Espace de l’Océan ;
-    Mise en accessibilité et maîtrise des consommations d’énergie de l’école Les Deux Rivières ;
-    Mise à disposition des bâtiments Ty Yhuel et Ty Kreiz Ker aux associations locales.

Il faut maintenant étudier les divers aménagements à réaliser pour faciliter et sécuriser les déplacements entre les différents équipements.

Nous serons heureux d'accueillir de nouveaux arrivants dans notre commune de Crac'h, « Douar ha Mor », alliance de la terre et de la mer, bordée par les rivières d'Auray à l'Est et de Crac'h à l'Ouest.
« cette langue de terre qui a attiré de bonne heure les hommes lancés, semble-t-il à la poursuite du soleil couchant »
Joseph DANIGO
Crac'h, commune de passage, traversée du Nord au Sud par la D28 (moyenne 11 506 véhicules / jour), dans le Nord-Est par la D768 (15 356 véhicules / jour) et au Nord par la D22, sans parler de la N165.

« DOUAR »
La terre d’abord. 3 054 hectares et près de 60 kilomètres de voies communales donnent place à une agriculture laitière et d'élevage exercée par des agriculteurs qui, malgré les difficultés que l'on connaît dans ce secteur (les dernières difficultés venant des précipitations intenses de l’automne), assument leur tâche avec sérieux et compétence et assurent l'entretien et la pérennisation des espaces naturels.
Les hameaux (on en compte plus de 40) sont les témoins et le centre de cette vie rurale. Le secteur primaire représente 12 % de la population active.
L’abattage des bois de pins qui ont pu choquer certains d’entre vous, habitués à se promener dans un cadre boisé et agréable. Il en est évidemment de la responsabilité des propriétaires avec un accord de l’état, par l’intermédiaire de la Direction Départementale du Territoire et de la Mer (DDTM). Les bois étaient arrivés à maturité et il fallait pouvoir les exploiter avant que ces arbres ne périssent et ne tombent d’eux même.
La contrepartie et l’obligation pour les propriétaires, c’est une nouvelle plantation de ces espaces. Evidemment, les temps de croissance représentent autour de 80 ans. Nous devrons patienter mais c’est de la santé de la forêt dont il s’agit et cela représente 1/3 du territoire de la commune.

« MOR »
La mer, ensuite, avec 17 kilomètres de côtes partagées entre la rivière de Crac'h à l'Ouest et la rivière d'Auray à l'Est.
En décembre, une crise grave éclate : fermeture des zones ostréicoles, catastrophe humaine et économique. Les entreprises sont gravement touchées, l’emploi également.
Les mécanismes de transmission du Norovirus sont mieux connus, les causes physiques également.
L’état, par l’intermédiaire de Monsieur Le Préfet, semble avoir pris en compte l’ampleur du problème : accélérer la recherche scientifique sur le Norovirus, vérifier les différents problèmes d’assainissement, porter les demandes d’indemnisation au Ministre de l’Agriculture.
Chaque collectivité, selon ses compétences, devra agir le plus rapidement possible. La commune a déjà pris depuis 2017 un arrêté de zone à enjeu sanitaire visant à raccourcir le plus possible les délais de mis au norme de l’assainissement.
Le Conseil Départemental a revu ses subventions à la hausse.
Auray Quiberon Terre Atlantique, AQTA, a investi plus de 40 millions d’euros dans ce domaine depuis 2014, dont Kersolard, où tous les branchements devraient être terminés d’ici mars prochain.
Quant au Bocéno, le permis d’aménager a été accordé par les services de l’état en fonction des capacités de traitement des eaux usées de la station de Kerran (25 000 eq./hab. pour 6 000 hab. sur les 3 communes), les réseaux étant récents. Les eaux pluviales ont été pris en compte. Cette station à membranes est reconnue pour sa qualité épuratoire.
La manifestation des ostréiculteurs contre ce lotissement ne répond certainement pas aux enjeux et semble dégrader davantage l’image du pays d’Auray. Comprenez notre indignation devant cette stigmatisation.
Les autres activités se partagent entre plus de 200 PME, dont 40 pour le bâtiment et 131 pour les services divers. Le tertiaire représente 60 % de la population active. Ces activités sont assez dispersées sur le territoire qui compte cependant 2 zones importantes : la zone du Moustoir et la zone de Mane Lenn.

J’ai voulu évoquer les points noirs car leurs résolutions s’imposent à nous comme moteur de nos actions. D’autres dossiers semblent moins vitaux mais aussi très importants.


Dans le domaine de l'histoire de nombreux monuments nous viennent de loin, ce sont les vestiges mégalithiques. La commune de CRAC'H est un des 29 membres de « Paysages de Mégalithes » (association qui a comme objectif de faire aboutir l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO des sites exceptionnels de Carnac et du Sud-Morbihan). Plusieurs sites de la commune, du Luffang (sur la Baie Saint Jean) en passant par le Beudrec, ont été retenus dans le périmètre 1 avec les alignements de Carnac.
    Chapelles qui mobilisent de nombreux bénévoles dans une conservation du patrimoine importante. J’aurai ici une pensée pour Gérard LE BAGOUSSE, qui fut la cheville ouvrière pendant de nombreuses années de l’association du Plas Kaer.
L’église a accueilli un évènement fort en novembre : l’opéra Jean Baptiste, chanté par l’opéra de Rennes. L’acoustique de l’église a permis une représentation de grande qualité qui a subjugué tous les spectateurs.

Près de la ville, proche de la côte pour s'y installer ou passer des vacances, Crac'h est une commune où il fait bon vivre et travailler.

Avant de terminer, je voudrais remercier toutes les personnes qui font que la commune soit une commune où il fait bon vivre et où personne ne se sent seul et abandonné :
-    Merci aux bénévoles de toutes les associations qui créent les liens nécessaires entre tous les citoyens ;
-    Merci aux services techniques pour l’entretien et la création d’un cadre de vie agréable. Leur intervention en cas de crise est aussi importante et je pense en particulier aux intempéries de l’automne. Leur connaissance du terrain a empêché l’inondation des routes. Les patrouilles qu’ils avaient mis au point sont efficace ;
-    Merci à la Police Municipale mutualisée avec les deux autres communes ;
-    Merci au service scolaire et au personnel de l’UFCV pour la prise en charge des enfants de la commune ;
-    Merci aux services administratifs pour leur connaissance des dossiers et leur accueil du public ;
Je dois souligner ici les qualités de Clémentine BOUVET et Nicholas MOTHIRON dans le fonctionnement de l’ensemble.
-    Enfin merci aux conseillers municipaux et aux adjoints et aux adjoints pour leur investissement durant ce mandat.

Au nom du Conseil Municipal, je vous souhaite une année 2020 heureuse dans notre belle commune. Soyez fier d’y vivre et de le partager avec vos proches et amis.

Le Maire,
Jean-Loïc BONNEMAINS